Il est 23h00. Sarkozy est élu depuis trois heures et, de loin, c'est la place de la Bastille qui fume. Au milieu d'une foule modérément dense, un témoin confie que ce sont les forces de l'ordre qui, les premières et peu après l'heure H, se sont « acharnées sur un joueur de jumbé » (voir la vidéo ci-dessus). C'est ainsi qu'aurait, selon elle, commencé ce généreux lancer de bombes lacrymogènes.
Un « simple rassemblement post-résultats » donc, et déjà de mauvais souvenirs resurgissent. Tous les accès au Génie, sur lequel d'habitude se fêtent les victoires, restent bloqués. Blancs, blacks, beurs, jeunes et moins, sont venus dire leur déception. Mais la police est là qui veille à éviter les débordements.
A 23h15, la foule est évacuée alors que des rumeurs annoncent un mouvement vers la place de la République ; mais rien ne s'y passe, finalement, autour de cette colonne qui, en avril 2002, réunissait des milliers de mécontents. Beaucoup de répression pour pas grand-chose. Et puis trop de gaz dans l'air, aussi.
Une photo envoyée par une internaute, Stéphane Horel :

Commentaire accompagnant la photo : « Oui, il y avait beaucoup de gaz pour très peu de monde aux alentours de 23h place de la Bastille.
Et aussi absence totale d’avertissement, de sommation ou même d’ “allez maintenant, il faut évacuer” quand les quelques CRS et RG – qui bloquaient l’accès de la place à une petite foule plutôt bonhomme massée boulevard Beaumarchais – se sont écartés pour laisser siffler des canettes de gaz lacrymo parfaitement superflues.
Une consœur qui a encore les yeux qui piquent ».














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C’est réparé!
Bien que je sois désolé par le résultat de ces élections, je le suis encore plus par certains « slogans » criés hier soir…
(ex: Sarko facho, le peuple aura ta peau)
Avec 85% de de participation, et près de de 2 millions de voies d’écart, il me paraît difficile de contester la legitimité de cette elections.
Alors je pense que le respect de la démocratie et de la voie du peuple passe par l’acceptation de ce résultat.
Et cela doit selon moi également passer par un peu de respect envers les electeurs sarkozyste.
La rupture, si il doit y en avoir une, ce n’est pas sarkozy qui la fera, c’est la poulation du fait de son intolerance aux idées adverses.
Alors n’hesitons pas a exprimer nos idées mais respectons celles des autres.
+
la diffusion à chaque bulletin d’info des dégats (voitures, vitrines , blessés ) me rapelle leur exploitation en mai 68, qui a conduit à des super législatives…….
les faux casseurs vont peut être réapparaitre, les vieilles recettes peuvent encore marcher.
Voilà ! C’est fait ! Nicolas Sarkozy est le nouveau président de la République Française. Maintenant qu’on y est, le sourire satisfait du nouveau président me rappelle à quel point les cinq années à venir vont être difficiles. Nous, nous voulons aller à Bastille, là où la gauche, à chaque présidentielle, qu’il y ait eu échec ou victoire, se retrouve. Cette fois, le rassemblement a un but supplémentaire : faire la démonstration d’une vigilance citoyenne face à la peur de voir s’amoindrir peu à peu les libertés individuelles. C’est ce qu’on lira dans les paroles des gens que nous croiserons tout au long de la soirée.
Sur la route, nous croisons pas mal de petits groupes qui se rendent au rassemblement. Un SDF nous encourage à aller manifester. Arrivés de l’autre côté du Pont d’Austerlitz, il n’est pas encore dix heures, des policiers nous avertissent : ça castagne déjà, particulièrement rue de la Roquette, nous hésitons un peu, mais peut-être les informateurs exagèrent-ils la situation ; nous décidons d’aller voir par nous-mêmes. Boulevard de la Bastille et rue de Lyon, on est face à un impressionnant dispositif d’intimidation : pour entrer sur la place de la Bastille, il faut traverser un important barrage, et ouvrir son sac : tiens, c’est nouveau, on filtre l’entrée des manifs… Enfin sur la place ! La déception est palpable. Le candidat élu n’est pas le nôtre, mais, surtout, à la Bastille, ce soir, il n’y a pas grand monde. L’air est imprégné de lacrymo, mais les fauteurs de troubles sont invisibles. Place de la République, en mars 2006, les deux clans – forces de l’ordre et casseurs – s’affrontaient et les simples manifestants, au milieu, essayaient de se frayer un chemin entre les matraques et les pavés. Rien de tout cela dimanche soir à Bastille. Le rassemblement est devenu une souricière : toutes les rues menant à la Bastille sont fermées par les CRS: à République, à Nation, à Bastille : des îlots de manifestants qui ne peuvent pas manifester. Les marches de l’opéra Bastille sont bondées, les gens sont assis. Quelques djembés, un peu de musique… si incidents il y a, ils ne sont pas là. Pendant tout le temps où nous restons sur la place, les tirs de lacrymogènes continuent inlassablement ; mais pas un bruit de bouteille cassée. Les informations circulent : sit-in rue Saint-Antoine, quitte à rester immobiles… Nous essayons de passer par le parvis de l’opéra. On se faufile dans une foule qui se contente de hurler des slogans, et entre les caméras de France 3. Mais une fois arrivés sur les marches de l’opéra : tirs de lacrymogènes par les forces de police, plusieurs bombes sont lancées en même temps. Les gens se dispersent, nous nous retrouvons coincés dans le mouvement de panique. Personne ne comprend ce qu’il s’est passé. Mais qu’y a-t-il à comprendre quand des flics lancent des lacrymogènes sur une foule assise ? Quand il n’y a pas de pavés, qu’il n’y a pas de bouteilles qui volent ? Qu’y a-t-il à comprendre quand on décide de disperser une manifestation qui n’a même pas eu le temps de commencer ? Les slogans fusent : « SARKO FACHO : LE PEUPLE AURA TA PEAU ! » ; « PARIS DEBOUT ! RÉVEILLE-TOI ! » ; « POLICE PARTOUT ! JUSTICE NULLE PART ! » Pour la première fois, après un certains nombre de manifestations, notamment celles d’avril 2002, ce dernier slogan se vérifie sous mes yeux ! Toutes les personnes présentes dimanche à Bastille, savent à quoi ressemble La France d’après que nous a promise notre président. Nous avons rejoint la rue de Lyon, sonnés par ce à quoi nous venons d’assister. Les charges et les lacrymos vont se multiplier. Ce qui reste de manifestants avance vers la gare de Lyon en criant plus fort. Un panneau électoral portant l’effigie de notre président tombe : des cris de joie s’élèvent. Devant la gare de Lyon : tourner à gauche ou à droite ; ils tourneront à gauche… Nous, nous allons essayer de rejoindre la rue Saint Antoine.
La rue est calme. La place aussi. Les cartouches des bombes lacrymogènes de la police jonchent le sol. Mais aucune trace de bouteilles cassées, ou de pavés… Quelques cars de CRS repartent. Tout semble terminé. Nous revenons près de l’opéra. Là, les CRS sont encore nombreux : quelques manifestants se sont assis, d’autres essayent de les faire sourire… et ils y parviennent : un jeune CRS éclate de rire. Étrangement, les cafés sont encore ouverts. Mais la rue de la Roquette semble agitée. Deux manifestants dansent devant les lignes des forces de l’ordre, mais quelques pavés volent au dessus de leurs têtes vers les bleus. Ils viennent de la rue de la Roquette. La rue de la Roquette, ce n’est pas exactement les Champs Elysées ! Il est plus de minuit, s’il sont là depuis 21h, les casseurs, j’ai un peu de mal à comprendre comment depuis trois heures, cette poignée de fortes têtes tient la chique à des CRS armés, casqués, « boucliés ». Les CRS chargent une nouvelle fois… pas sur la rue de la Roquette, juste à côté ! On court, on suffoque ! Il est tard… On rentre.
la Démocratie c’est d’accepter le vote d’un peuple tout entier qui a choisi son destin ! tout débordement à cet état de fait avec violence, comme nous le voyons dans les rues avec le regroupement de bandes de casseurs qui veulent en découdre à tout prix avec les gardiens de l’ordre public, démontre l’extrêmisme dangereux de gens incohérents, sans foi ni loi que le barbarisme qui les agite. Ce n’est pas la rue qui dictera les lois à notre pays et encore moins leur amoralité. Nous avons besoin de gens qui se rassemblent pour aider notre pays à se relever ! à combattre le chômage ! et non d’éléments perturbateurs qui emploient leur seule force négative à cracher leur haine viscérale de tout projet ambitieux pour la France en tentant de destructurer notre pays.
NON, Sarkosy n’a pas été élu démocratiquement.
Il a usurpé le pouvoir par les forces conjugées de l’argent et des médias. Cela s’est passé aussi en Italie avec Berlusconi et aux Etats Unis avec Busch, Tous deux grands amis et modèle de Sarkosy qui ne sera jamais mon président.
Il suffit de voir où ces deux pays ont été amenés et le nombre incalculable de mort que cela a provoqué ainsi que la ruine économique et morale irréparables de leur action pour avoir peur pour la France.
On ne doit jamais rien casser, ce ne sera jamais une solution. Mais les provocations sarkosiennes sont telles aujourd’hui qu’on ne sait même plus qui commence les conflits : la police ou les citoyens ?
Demain il se pourrait que ceux qui critiquent les manifestants d’aujourd’hui ne regrette de ne pas avoir été avec eux hier.
Pour l’avenir un bon vieux conseil : ne mettons pas tous nos oeufs dans le même panier.
Cette violence est choquante de la part des forces de l’odre et cette semaine par deux fois j’ai assisté à des scènes révoltantes :place de la Bastille sur les marches de l’opéra, un jeune qui squatte souvent là avec d’autres et des chiens est interpellé, une policière le roue de coups avec sa matraque ! boulevard d’Austerlitz, lundi soir, un SDf
(certes agité) est menotté, mis à terre et roué de coups de pieds!! un monsieur tente de s’interposer et prend la scène en photo. ce genre de scènes, d’après pas mal de monde a tendance à se généraliser
(certains se sont interposés et retrouvés au poste !!), que peuvent faire les simples citoyens ( à qui il reste un peu d’humanité et de révolte )??