
Nicolas Sarkozy est un vrai libéral, comme il le dit lui même. Margaret Thatcher est son modèle, et la politique économique que la Dame de fer a menée de 1979 à 1990 en Grande-Bretagne lui sert de référence économique, une démonstration incontestable selon lui de l’efficacité du marché lorsqu’il est totalement libéré. Mais le nouveau président de la République est aussi un interventionniste de choc, un bonapartiste sans complexe dès lors qu’il s’agit de faire résonner la force de l’Etat tout puissant.
Est-ce contradictoire ? Oui, sans aucun doute, si, comme son camp l’affirme depuis des mois, le libre fonctionnement du marché est censé produire toute son efficacité et résoudre une bonne partie des difficultés économiques et sociales françaises. Mais de toute évidence, le pragmatisme sarkoziste transcende cette contradiction.
Sarkozy et ses fondamentaux libéraux.
Le travail d’abord, qu’il faut dérèglementer. Avec le contrat de travail unique, le nouveau gouvernement veut modifier en profondeur le droit du travail, "en simplifiant la législation et toutes les procédures d’embauche et de débauche", disent les experts sarkoziens. "Il faut supprimer l’incertitude juridique" liée aux autorisations nécessaires dès lors qu’il s’agit de licencier, ajoutent les Sarko-spécialistes. Et donc limiter l’intervention des Prud’hommes. "Il faut la remplacer (l’incertitude juridique) par le principe d’une transaction financière." Très concrètement, il est question d’alléger copieusement la législation du travail, de lever ses contraintes et de payer des indemnités aux salariés licenciés en fonction du temps passé dans l’entreprise. Plus de CDI donc, ou de CDD, un seul contrat conclu dans un contexte libéré où les transactions d’entrée et de sortie sont financières.
Libéral, Nicolas Sarkozy l’est encore dans sa doctrine fiscale. Baisser les impôts "pour que les Français conservent le fruit de leur travail, et relancent l’activité économique". "Chacun mérite ce qu’il a, ce qu’il a fait", dit Sarkozy. "Plus on laisse aux gens le fruit de ce qu’ils ont fait, plus ils consomment et plus cela active la croissance", commente une économiste de l’Ecole d’Economie de Paris. Margaret Thatcher l’a fait au Royaume-Uni, Nicolas Sarkozy le fera en France. En baissant l’impôt sur le revenu, en supprimant l’impôt sur les successions, en allégeant l’impôt sur la fortune, en érigeant un boucler fiscal. Et puis en vrac, il est aussi question d’allègement de charges sur de nouveaux paquets d’heures supplémentaires, et aussi de libérer le travail le dimanche.
Sarkozy l’interventionniste.
Mais le nouveau président de la République n’est pas qu’un défenseur de la loi du marché à l’anglo-saxonne. C’est aussi un fervent partisan de l’intervention de l’Etat, à la française. Et c’est là que le message se brouille. Il l’a montré, lorsqu’il était ministre de l’Economie et des Finances. N’est-ce pas lui qui, en 2004, convoque tous les patrons des grandes chaînes de distribution à Bercy pour leur demander de s’engager sur une modération des prix dans les hypermarchés ? Lui encore qui réclame des résultats et fait comme s’il allait contrôler l’évolution des tarifs des produits dans les rayons ?
Nicolas Sarkozy n’est-il pas monté en première ligne pour défendre Alstom, et limiter la casse de l’industrie nationale menacée ? Lui toujours qui engage la parole de l’Etat à Bruxelles, auprès de la Commission européenne pour aider le groupe ? Parce qu’il croit à la politique industrielle, et qu’il a probablement un sens à lui du patriotisme économique, le candidat Sarkozy n’a pas hésité à dire pendant sa campagne qu’il ferait "avec Airbus la même chose qu’avec Alstom". Autrement dit, faire jouer à l’Etat tout son rôle, à commencer par celui d’actionnaire, au sein de ces entreprises industrielles en danger, quitte à déroger au respect de la concurrence imposée par Bruxelles.
Et d’ailleurs aujourd’hui, que dit-il de l’Europe et de l’euro ? Des choses pas libérales du tout. Que la France doit se protéger au sein de l’Union, qu’il faut aussi s’opposer à un nouvel élargissement et notamment à l’entrée de la Turquie dans l’UE. Là où les libéraux purs et durs estiment que plus grand est le marché, plus il est efficace, lui plaide la protection et le rapprochement avec "les pays amis les plus proches" au sein de l’Union.
Sarkozy veut aussi faire baisser l’euro. Comment le pourrait-il ? Cela revient en tous cas à contester la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et même l’indépendance de l’institution. Un signal pas libéral du tout envoyé à toute sa clientèle anti-marché.
Voilà donc le programme. A la fois thatchérien et bonapartiste, en fonction des opportunités économiques… et des circonstances. Quelle sera la méthode ? La réponse viendra dans les jours et les semaines qui viennent.









En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.
Non, libéral, Sarkozy ne l’est pas, pas plus que Donald Rumsfeld, Tony Blair ou les Bush père et fils.
Ce qui m’inquiète, c’est surtout que ce terme ait depuis plusieurs années été détourné de sa signification, pour finir par désigner précisément ce qu’il combattait à l’origine.
Pour beaucoup, le mot libéralisme ne désigne qu’une théorie économique, défendue notamment par Milton Friedman, puis déformée entre autres par son fils David, une théorie aux relents inhumains, cyniques, voire brutaux.
On oublie un peu vite que la doctrine libérale est un tout, qui inclut aussi et surtout des aspecs moraux et sociaux.
Sans eux, le libéralisme économique n’est qu’une illusion, un mensonge aussi dangereux et absurde qu’une « démocratie » privée du droit de vote.
John Locke (l’un des, si ce n’est « le » fondateur du libéralisme) pronait notamment dés le 17ème siècle
- la désobéissance civile en cas de nécessité
- la séparation de l’église et de l’état
- la séparation des pouvoirs
- les libertés individuelles
Les premiers économistes à s’être penchés sur le sujet (Say ou Bastiat par exemple) n’ont pas renié ces valeurs,
loin s’en faut : elles étaient primordiales à leurs yeux.
Ils ont au contraire développé ces théories notamment sur le plan économique,
sans perdre de vue les risques de dérives, qui fausseraient la concurrence et/ou les libertés individuelles.
A cause de ces risques, les libéraux se méfient de l’état, bien qu’ils en reconnaissent la nécessité pour assurer l’ordre et la justice.
A leurs yeux lui seul doit êre habilité à faire usage de la violence,
mais cela le rend dangereux puisqu’il est n’est composé que d’hommes, qui risquent d’être tentés d’en abuser.
C’est avant tout pour cela que la doctrine libérale prone la réduction des pouvoirs de l’état au strict minimum :
elle assurerait une juste concurrence mais limiterait aussi les risques de dérapage.
On est bien loin de la vision de notre nouveau président,
de sa volonté d’un état toujours plus fort,
de ses pressions lourdes vis à vis des médias,
des subventions accordées aux cultes,
de ses attaques haineuses à l’encontre d’une justice jugée trop laxiste,
ou de l’interventionnisme économique décrit dans cet article .
Et encore oublie-t-on ici l’action qu’il avait menée en 93-95 : lourde augmentation de la CSG, des taxes sur les carburants,
création d’allocations pour la rentrée scolaire, ou de la fameuse « balladurette » pour soutenir le marché auto.
Un interventionnisme à des années lumières des conceptions libérales !
Je ferai abstraction des soupçons de corruption ou de conflits d’intérêt qui ont été soulevés par certains journaux,
même sans eux, Sarkozy (comme tant d’autres !) est loin du compte pour accéder au statut de « libéral ».
Car le pire reste à venir.
Les soit-disant néo-libéraux dont il se réclame ne respectent même plus
le principe d’un état gendarme seul habilité à faire usage de la force :
les USA et l’Angleterre, pays pourtant largement (et injustement) considérés comme libéraux ont vu fleurir sur leur sol
(plus exactement les sols Yougoslaves, Afgans ou Irakiens) des compagnies militaires privées, telles que
Sandline International, Blackwater, et bien d’autres. En Irak, le contigent privé, composé de plus de 20 000 hommes, est même plus imposant que le contigent anglais !
Ceux que vous qualifiez aujourd’hui de libéraux piétinent donc un à un TOUS les principes du libéralisme :
- Le non interventionnisme de l’état (taxes, protectionnisme, clientélisme)
- La séparation des pouvoirs, la justice (récemment méprisée, diffamée)
- Libre concurrence (conflits d’intérêts, collusion entre entreprises et pouvoir)
- La séparation de l’église et de l’état (subventions, réminicences religieuses de la lutte anti-PACS…)
- L’autorité de l’état (avec le développement d’armées privées)
- Les libertés individuelles (restrictions justifiées entre autres par le terrorisme), dont la liberté d’expression.
Les socialistes ne se revendiquent pas comme tels (ce mot est désormais un épouvantail pour la gauche), mais au moins accordaient-ils une quasi-totale liberté d’expression à leurs opposants, ce n’est pas le cas des « libéraux » Bush, Rumsfeld, Poutine, ni même Sarkozy aux dernières nouvelles.
Ceux que l’on devrait qualifier, selon les cas, d’anarcho-capitalistes, de conservateurs, ou de réactionnaires pour d’autres,
s’opposent en réalité à toutes les tentatives de libéralisation de la société.
Pire encore, par cette usurpation d’identité, ils sont parvenus à faire détester ce mot à leurs victimes !
Ils parviendront donc sans doute à leur fin : tordre le cou aux progrès sociaux apportés par le libéralisme, tout en s’assurant que ce mot ne pourra plus séduire avant longtemps.
Ca me rappelle quelque chose :
« L’Antéchrist (…) se fera passer pour Dieu,
et exigera des habitants de la terre qu’ils l’adorent. » (Apocalypse 13:8)
;)
Arrete tu fais flipper ! surtout la fin.
Trop bien ton « petit » texte !
Ou et quand Sarkozy a-t-il dit que Maggy était son modele « économique absolue »? Curieux de savoir vos sources. Il me semblait qu’il se comparait plutot a Tony Blair ou a Zapatero.
Magali,
Sarkozy a cité Jaures, ouais, c’etait du grand n’importe-quoi comme tous ses discours. Mais, le rapport avec le sujet?
Ou voyez-vous que Sarkozy a comme « référence economique absolue » Margaret Thatcher? Quand l’a-t-il dit? Ou dans ses discours pouvez le comparer a MT?
Encore une fois, Sarkozy n’est pas un libéral, il s’inscrit dans une tradition de la droite néo-gaulliste, interventioniste et étatique. Par exemple, Sarkozy a parlé d’un « Plan Marshall " pour la banlieue. Un " Plan MArshall », un vrai, ca doit couter un max, nan? Et puis faut plein de fonctionnaires pour le faire tourner? Croyez-pas?
« il n’en demeure pas moins un ultra-libéral convaincu »
Dire que c’est un libéral convaincu aurait suffi… L’interventionnisme faisant aussi partie de son vocabulaire sur bien des sujets (économique et social notamment), je crois qu’il faut arrêter de travestir les idées avec des mots inappropriés.
J’aime la manière dont vous dites que les mesures prônées par mr Sarkozy sont des réformettes libérales. Si pour vous l’exonération des heures sup(qui vont alléger le trou de la sécu, c’est sûr), le remboursement du trop perçu des personnes concernées par le bouclier fiscal(une majorité de personnes à l’évidence), la « simplification » du droit du travail, la suppression à terme des droits de succession et j’en passe et des meilleurs, j’aimerai sincèrement que vous m’exposiez ce que vous appelez des réformes libérales voire ultra-libérales. Rien que d’y penser, ça me fait froid dans le dos. Brrr !
« Mal typiquement français »… quelle jolie formule !
A entendre les chroniqueurs, journalistes, militants ou simples piliers de bistrots, il existe tant de maux « typiquement français » qu’on finit par se demander quelle tare n’est pas typiquement française !
Vous voulez promouvoir un mouvement politique méconnu et novateur à vos yeux, libre à vous !
Mais commencez donc, dans ce cas, par abandonner réellement les poncifs et les phrases toutes faites telles que celle là, vous donneriez plus de crédit aux idées que vous croyez défendre.
Quant au mal que vous dénonciez, le monde serait sans doute meilleur s’il était réellement « typiquement français ».
Au final, vous ne semblez pas si différent de ceux que vous dénoncez.
Mais… en fait… vous ne seriez pas un peu français sur les bords, des fois ?
Drôle d’article…
Je pensai trouver sur rue89 un autre ton, un autre angle sur l’actu. Si votre volonté est de faire un Libé bis, c’est bien dommage…
Les règles de la concurrence ne sont pas « imposées par Bruxelles ».
Elles sont inscrites à l’article 87 du traité sur l’Union Européenne, lui-même ratifié par… la France!
Tout le monde le sait, mais les poncifs restent.
En tous cas, les internautes de droite vous laisseront avec grand plaisir le monopole du sectarisme et de la haine envers l’autre.
Le champ lexical est un bon révélateur des idées (la gauche n’a pas non plus le monopole de l’analyse sémantique moralisatrice après tout ;-)
Qui a le plus utilisé le mot « peur » pendant la campagne de 2007 ? Peut-être pas celui que l’on croit.
vous avez parfaitement raison.
Sans minimiser le danger que représente le messianisme que trimbale cet homme, il est lui aussi manipulé par ses idéaux, par les médias, les financiers et autres vautours et rapaces de tous poils. Hitler n’a pas fait autrement avec Krupp par exemple.
Merci
Mon interrogation actuelle est de savoir maintenant qu’il est parvenu par ses methodes ( tiens donc l’Obélisque n’avait pas été dérobée elle aussi ?)à sa finalité de pouvoir absolu, ce qu’il va en faire ? Et comment les français vont y répondre, au fil des mois, ce qu’ils vont accepter..
je pense surtout qu’il avait la quasi totalité des médias pour lui alors….voyez ce que dit ce correspondant « australien »
D’autant plus qu’on nous annonce « l’aigri Allègre » à l’éducation nationale. Voilà qui promet pour aider les banlieues ; il va pouvoir dégraisser loisir, et servir une fois encore son labo….
Si c’est ça l’ouverture à gauche c’est plutôt l’ouverture à « la soupe ». Tous ceux qui trahissenr seront servis, tendez la main!
Quand vous dites qu’il est « un fervent partisan de l’intervention de l’Etat, à la française " cela ne contredit pas le fait qu’il soit " proprement » libéral.
En fait « à la française " peut se comprendre comme " à l’américaine » quand Bush intervient dans son économie: soutient de Boeing, guerre de conquète pour alimenter les multinationales pétrolières…
Alors oui Sarkozy est un libéral et nul besoin de tenter une minoration en prenant comme prétexte son pseudo interventionnisme.
Bonne journée
« Cet argent va donner ce pouvoir d’achat, que l’on va distribuer et va relancer la croissance. »
N. Sarkozy, lors du débat présidentiel
Comment Ségolène Royal a-t-elle pu laisser passer cette phrase?
je pose la question ici à défaut de trouver un meilleur endroit : qui va diriger l’UMP dorénavant ?
pour illustrer le propos, j’ai fais un montage graphique :
http://gallery.sxpert.org/v/Gimp/Nabol__on.jpg.html
Alors pour ce type de libéral-bonapartiste le quinquennat lui suffira t-il ou faut-il revenir au septennat :
http://www.come4news.com/il-est-urgent-de-revenir-par-voie-referendaire-…
Je vous ferais remarquer que depuis l’avènement de la 5eme république nous avons eu 8 votes pour les présidentielles et que la droite a été (plus ou moins longtemps selon les décès ou les abandons) 6 fois aux rènes et la gauche 2 fois. Sur les 6 fois nous avons eu 1 gouvernement de gauche (Jospin)et sur les 2 fois à gauche 2 gouvernements de droite(Balladur et Chirac).
Que donc si le France est dans cet état on peut au moins en partager la responsabilité entre les deux grands courants si votre objectivité vous empèche de le faire à la proportinnelle.
On peut aussi remarquer qu’il y a plus de pauvres ou demi-pauvres en France que de riches (j’entends par là ceux dont la situation est précaire) et que sont ceux là qui ont le plus bénéficier de la présence de la gauche (congés payés, augmentations de salaire, sécu,assédic etc). Même quand c’est la droite qui les a accordés c’était sous la pression de la rue ( ou de la résistance : voir après la guerre).
NS a eu le culot de rappeler que c’était la droite qui avait voté la loi pour l’avortement : il ne se souvient peut-être pas des grossièretés qui venaient des bancs du RPR à l’adresse de Mme Weil. Qu’elle ait passé l’éponge me sidère ! Surtout quand les vieux réacs de l’époque refusent encore de pratiquer dans certains hôpitaux ou cliniques.
C’est donc cela la France de Sarkozy ?
La France des courageux qui s’opposerait à une France des Feignants ? C’est ça votre vision du rassemblement ?
Vous n’avez vraiment pas compris que ce qui inquiète les sympatisants de gauche, ce n’est PAS qu’il faille travailler pour vivre ?
Ce qui les inquiète, que travailler ne suffise plus pour vivre correctement !
Ce qu’ils craignent, c’est que leurs efforts ne suffisent pas à concurrencer des pays où l’on est prêt à tout pour survivre.
Ce qu’ils veulent, ce sont des conditions de vie acceptables, c’est un filet de sécurité qui les assure de ne pas tout perdre en cas de problème, de ne pas totalement dévisser.
1 - Merci de donner une chance à ce « torchon " comme vous l’appelez. Cela fait 3 jours et vous voudriez déjà le fermer parce c’est un repère de " frustrés » ? Ayez un peu confiance en l’humain : avec le temps, ce média trouvera son équilibre.
2 - Non, le monde ne rit pas de nous ! Comme pour vous, la fatigue, l’agacement, l’espoir de faire mieux me taper sur les nerfs quand j’gtais en France. Je croyais mon pays capable de mieux. D’où une auto-flagélation face à la situation constatée. Maintenant que j’ai franchi l’Atlantique, soyez assurés qu’ici la France est respectée. Sans doute un peu par son arrogance mais c’est parce qu’elle se veut à l’encontre d’un pouvoir inquiétant et déshumanisé : celui de l’argent. La France reste synonyme de bon vivre, valeurs de liberté, culture et histoire. On sait que dans l’économie ça coince mais on nous laisse le rôle des pourfendeurs de capitalistes avec respect.
3 - Travailler « plus " n’est pas la solution. Travailler " mieux » l’est. Vous rendez-vous compte de l’avenir de votre suggestion : « travailler plus pour gagner plus " ? Ma question face à cette propagande simpliste : vous vous arrêtez où et quand ? Le " toujours plus » n’amène ni respect de l’autre, ni satisfaction personnelle à long terme. Pour avoir été indépendant en France avec 70 heures hebdo et plus de 60% d’imposition, le seul moyen de travailler plus serait de m’enfermer, d’arrêter toutes activités sociales et culturelles. Bref, baisser la tête, le pied sur l’accélérateur en espérant que le mur soit encore loin. Une ruine « humaine » pour tous, assurément
4 - Les patrons ne sont pas tous des salauds, c’est vrai (j’en étais un, merci :). Mais avouez que le patronat à cette envie maladive du « toujours plus " dont Monsieur Sarkozy en est l’exemple vivant. N’a-t-il pas commencé son discours de victoire par un " en ce moment […] exceptionnel dans la vie d’un homme ». On sent le combat personnel, prêt à tout pour son objectif. Les moyens mis en oeuvre pour surpasser la concurrence ne sont pas, pour moi, un modèle d’avenir. Bossons mieux et pas forcément plus ; ça nous évitera de ne penser qu’à écraser l’adversaire. Que la science soit déjà utilisée telle quelle avant de vouloir absolument aller plus loin plus vite, Que l’éducation reprenne une place haute dans la préoccupation des Français (c’est notre avenir) et que l’environnement soit notre souci quotidien. Arrêtons d’avoir peur des autres, la France déborde d’atouts dans d’innombrables domaines. Le problème est qu’on a jamais pris le temps de faire une pause et d’agir intelligemment avec nos avantages. Ni Madame Royal ni Monsieur Sarkozy n’ont cette vision d’avenir. Je ne rentrerai donc pas au pays dans ces cinq prochaines années. En attendant un « vrai » renouveau, qui viendra probablement après un grosse douche froide.
Droite -> chute de l’éducation -> mécontentement -> élection de droite pour politique de fer -> chute (qui continue) de l’éducation -> etc
Le Cercle Vertueux de la droite. Avec la détérioration de l’éducation, du niveau scolaire, la chose suivante arrive : « les hommes qui ne pensent pas sont comme des somnanbules » (Hannah Arendt). Et n’est-ce pas ce qui se passe avec la politique néo-libérale et le niveau scolaire qui régresse ? C’est bien ça que l’on a pu observer au Royaume-Uni avec Thatcher …
C’est la fin ; avec une nation crétinisée, « tout devient possible » …
Nicolas Sarkozy est un président qui a réussi à écarter tout ses opposants à l’UMP de la course à la présidentielle .
Moi j’appelle çà un dictateur .
Quand je vois aussi qu’il abuse de ses paroles sur le mot » karcher » , qu’il veut karchériser les banlieues J’appelle çà un tyran .
Un dictateur tyran n’a rien à faire sur le trône de l’Elysée , sa place est à l’ANPE comme moi
Les liberaux de tout les pays ont la meme conception du Liberalisme : C’est la faculte d’etre libre d’abuser des plus faibles. Par contre, des qu’ils se trouvent en position de faiblesse, la, ils demandent l’intervention de l’etat.
Avec Sarkozy, les riches seront protege pendant que les pauvre devront travailler plus pour avoir l’illusion de gagner plus alors que leur pouvoir d’achat continueras a reculer.