Il y a cinquante ans, le XXIe siècle se rêvait peuplé de voitures volantes et de robots parlant. Il y a cinq ans, l’élection présidentielle 2007 ne s’imaginait pas sans vote par internet. Et pourtant. Les rêves d’avenir ont la vie dure. Les machines à voter auront suscité méfiance et débats, et le vote par internet n’aura même pas été envisagé.
Pourquoi cette désaffection? A l’origine, les avantages étaient évidents: facilité du vote pour les personnes à mobilité réduite ou loin de leur domicile, fiabilité et rapidité des décomptes et, à terme, coût réduit.
Puis vint la pratique. La Suisse, qui s’appuie sur un avant-projet daté de 2000, s’y met doucement depuis un référendum de 2003. L’Estonie a généralisé le vote internet lors les municipales d’octobre 2005. Et patatras. La Grande-Bretagne, l’Irlande et les Etats-Unis, qui avaient débuté très tôt l’expérience, ont stoppé le processus. L’Espagne est en stand-by.
En France, l’unique tentative, en juin 2006, pour l’élection de l’Assemblée des Français à l’étranger, fait un flop: 6% des votants seulement se sont exprimés via l’internet. Cette élection et ses problèmes font l’objet de trois rapports d’experts, guère encourageants.
Outre les défaillances techniques -inscription trop complexe, bugs, saturation, piratage possible- les critiques pointent un déficit démocratique. Bernard Lang, directeur de recherche en informatique à l’Inria et auteur de l’un des rapports. s’inquiète d’un processus qu’il juge malsain. Il décrit les nombreux risques de rupture du secret du vote: « J’ai des doutes extrêmement forts vis-à-vis d’internet. Comme pour le vote par correspondance, il existe un déficit de confiance qu’on ne peut outrepasser. Une machine peut tricher, et sur Internet, on peut automatiser la triche. »
Pierre Muller, responsable du site internet recul-democratique.org va dans le même sens: « Internet supprime le secret de l’isoloir en exposant l’électeur aux pressions de son entourage, et désacralise l’acte du vote, semblable à une commande pour La Redoute. »
L’idée du vote internet n’a-t-elle pas d’avenir dans l’Hexagone? Catherine Verdier, de l’Orsid (société de services informatiques), suggère un usage limité mais bien réel dans le cadre d’élections professionnelles. Les barreaux de Paris, Lyon et Nanterre ont été élus à l’aide du web en 2004 et 2005, ainsi que les chambres de commerce et d’industrie de quatre grandes villes. Ces scrutins, certes moins passionnés, rendraient-ils l’électeur plus confiant?
Vote par Internet: l'électeur 2.0 n'a pas vu le jour
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J’ai beau chercher des solutions, le vote par Internet ne fonctionnerait que s’il devenait non anonyme. Toute autre solution est manipulable.
Même les meilleurs spécialistes en conviennent.
Déjà que le vote par machine électronique comporte des risques clairement définis ( voir http://www.trazibule.fr/vote-electronique.php ) le vote par Internet serait encore moins fiable.
« Ce n’est pas celui qui vote qui décide mais celui qui compte les votes » (Staline je crois)
Internet est utile pour le débat mais le vote papier reste le plus fiable et surtout le plus transparent à ce jour.
Encore faudrait-il que les méthodes de scrutin ne piégent pas les électeurs ( voir http://www.trazibule.fr/piege.php )
J’ai beau chercher des solutions, le vote par Internet ne fonctionnerait que s’il devenait non anonyme. Toute autre solution est manipulable.
Même les meilleurs spécialistes en conviennent.
Déjà que le vote par machine électronique comporte des risques clairement définis ( voir http://www.trazibule.fr/vote-electronique.php ) le vote par Internet serait encore moins fiable.
« Ce n’est pas celui qui vote qui décide mais celui qui compte les votes » (Staline je crois)
Internet est utile pour le débat mais le vote papier reste le plus fiable et surtout le plus transparent à ce jour.
Encore faudrait-il que les méthodes de scrutin ne piégent pas les électeurs ( voir http://www.trazibule.fr/piege.php )